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ANGERS, LA ROCHELLE... visent le zéro émission carbone

16/01/2020

ANGERS, LA ROCHELLE... visent le zéro émission carbone

Les villes représentent 70 % des émissions de CO2. Elles ont donc un rôle majeur à jouer dans la lutte contre le changement climatique. À La Rochelle, cette prise de conscience ne date pas d'hier. Le territoire vise le zéro carbone d'ici 2040. À Angers, la ville mise sur les objets connectés pour réduire sa consommation d'énergie. Quant à Paris, la capitale veut présenter un bilan neutre en carbone d'ici la moitié du siècle. 

Entre La Rochelle et l’environnement, c’est une histoire vieille de 40 ans. La ville du littoral Atlantique a déployé ses premiers vélos en libre-service dès … 1976. Puis ses voitures électriques en libre-service vingt ans plus tard. Elle lance son service de livraison électrique en centre-ville au début des années 2000 et inaugure le premier bateau bus à hydrogène en 2017. Ce n’est donc pas étonnant que la municipalité se soit lancée dans le challenge de la neutralité carbone, qu’elle compte atteindre en 2040, avec dix ans d’avance sur ce que prévoit l’Accord de Paris. Un projet "de ménagement du territoire", explique-t-elle.  

Un consortium entre la Ville, la Communauté d’agglomération, l’université de La Rochelle, l’association Atlantech et le Port Atlantique se forme pour répondre à l’appel à projets "Territoires d’innovation" lancé par le gouvernement. Le consortium le gagne haut la main. "Nous n’avons fait que relier les points entre tout ce qui se faisait déjà sur le territoire", explique Jean-François Fountaine, maire de La Rochelle et président de la Communauté d’agglomération. "Le choc de la tempête Xynthia en 2010 a également été une motivation forte pour devenir le premier territoire urbain littoral zéro carbone et ainsi atténuer les impacts du changement climatique."   

Un marché carbone local, une première en France

Le territoire a émis en 2019 environ 1,9 million de tonnes équivalent CO2. L’objectif est de réduire ces émissions de 75 % d’ici 2040 à travers, par exemple, le développement de l'autoconsommation d’énergies renouvelables, la rénovation énergétique massive des bâtiments ou encore le déploiement de bus électriques. Les émissions résiduelles, estimées à 472 000 tonnes de CO2 équivalent, seront séquestrées aux trois quarts par les puits de carbone naturels. Les sols, mais surtout le littoral avec 70 kilomètres de côtes et les marais, qui représentent 10 000 hectares sur le territoire, seront restaurés et protégés.  

Pour compléter cet ambitieux dispositif, un marché du carbone local va être mis en place pour acheter ou vendre des crédits carbone. Une première en France. Les entreprises locales, qui ont des projets de réduction des émissions, pourront être financées en vendant des crédits carbone, rachetés par des structures qui souhaiteraient à l’inverse compenser leurs émissions. Cet agrégateur de carbone sera lancé sous forme de Scic (Société coopérative d’intérêt collectif). 400 000 tonnes de CO2 pourraient ainsi être valorisées d’ici 2040, soit environ 150 000 projets accompagnés.  

D’autres villes comme Angers sont aussi engagées. La communauté urbaine, qui a inauguré en 2015 sa Cité de l’objet connecté, va investir 178 millions d’euros sur les douze prochaines années pour installer quelque 50 000 objets connectés sur son territoire et ainsi réduire sa consommation d'énergie. De son côté, Paris vise la neutralité carbone en 2050. Cela passerait par six millions de mètres carrés de toitures solaires, la rénovation de 75 % du parc de logements, 150 hectares d’agriculture urbaine, une réduction des déchets de 50 % par habitant, un passage massif aux voitures électriques, cinq fois plus de fret sur la Seine ou encore la transformation du périphérique en boulevard urbain.

source : novethic.fr

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