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Des bactéries génétiquement modifiées pour produire des hydrocarbures.

05/12/2019

Des bactéries génétiquement modifiées pour produire des hydrocarbures.

Des chercheurs français ont réussi à produire des hydrocarbures volatils en modifiant génétiquement des bactéries. Une alternative « prometteuse », selon eux, à l’utilisation de l’essence et du kérosène.

Une modification génétique des bactéries de type Escheria coli (E.coli) leur permettant de produire des hydrocarbures volatils similaires à ceux contenus dans l’essence et le Kérosène, a été mise en évidence par des chercheurs du CEA, du CNRS et de l’Institut de Biosciences et Biotechnologies d’Aix-Marseille (BIAM). Ces travaux ont fait l’objet d’une publication fin septembre dans la revue Scientific Reports.

Pour obtenir cette souche génétiquement modifiée, les chercheurs ont introduit dans une bactérie de type E.Coli, une combinaison de deux gènes : l’un correspondant à une enzyme de plante et l’autre à une photoenzyme de microalgue, l’acide photodecarboxylase. Le premier permet de raccourcir les acides gras produits naturellement par la bactérie tandis que le deuxième convertit, sous l’effet d’une faible lumière apportée aux cultures, les acides gras raccourcis en hydrocarbures de petites tailles. Cette production s’effectue en continu. La volatilité de ces hydrocarbures a permis aux chercheurs de capturer ces molécules dans la phase gazeuse des cultures et de les concentrer. Dans un communiqué, ils indiquent que ces hydrocarbures présentent également une forme particulièrement pure, limitant la formation de particules fines lors de leur combustion. La prochaine étape consistera à adapter ce procédé à un microorganisme qui utilisera le CO2 atmosphérique comme source de carbone, à la différence d’E.Coli qui nécessite un ajout de sucre dans la culture. Ce procédé, dont les perspectives industrielles sont encore lointaines, pourrait offrir une source alternative d’hydrocarbures, aujourd’hui produits à partir des ressources fossiles. Par ailleurs, la pureté de la molécule permettrait de réduire la pollution générée par sa combustion.

Source : industrie-techno

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