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Transformation, reporting, biodiversité... les tendances de la rse pour 2021

25/01/2021

Transformation, reporting, biodiversité... les tendances de la rse pour 2021

Transparence, maîtrise de la chaine d’approvisionnement, climat et biodiversité… Novethic fait le point sur les tendances à ne pas rater en 2021.    @Chinga_11

Depuis le début de la crise sanitaire et économique, les entreprises ayant mené des actions fortes en matière sociale et environnementale ont montré de bonnes capacités d’adaptation. Mais les efforts doivent se poursuivre en 2021. Transparence, maîtrise de la chaine d’approvisionnement, climat et biodiversité… Novethic fait le point sur les "tendances" de l'année.

NE PAS RÉSISTER MAIS SE TRANSFORMER

"La résilience est l’un des mots-clés de cette nouvelle année. Pourtant, il semble que les entreprises soient plutôt attendues sur leur capacité à se réinventer", affirme le Collège des directeurs développement durable (C3d). "La crise est un formidable accélérateur pour la RSE, l’utilité sociale de l’entreprise et sa nécessaire transformation", renchérit Hélène Valade, présidente de l’ORSE. En 2021, pour guider cette mue des entreprises face à des problématiques environnementales et sociétales de plus en plus interconnectées, les réflexions sur la raison d’être et la mission seront majeures, notamment pour embarquer les équipes vers un nouveau projet. Tout comme les réflexions sur le rôle de l'administrateur comme levier de transformation. 

MAÎTRISER SA CHAINE D’APPROVISIONNEMENT 

"En 2021, la relocation apparaît comme une nécessité afin d’assurer la pérennité des activités dans un contexte qui reste fragilisé", note le C3d. Pour passer d'une logique de flux tendus à celle d'une gestion des aléas en cas de crise, il va falloir diversifier ses fournisseurs et surtout "mettre l’accent sur les relations avec ses fournisseurs, l’amélioration continue et les performances à long terme" et "la manière dont les employés sont traités", note la plateforme de notation RSE Ecovadis. Faire appel à des fournisseurs douteux devient de plus en plus risqué. En témoigne le blocage de produits soupçonnés de faire appel au travail forcé des Ouïghours au Canada, aux États-Unis et en Angleterre ou des marques d’huile de palme malaisiennes sur le sol américain.

DÉPLOYER LES MOYENS DE SES AMBITIONS CLIMAT ET AGIR POUR LA BIODIVERSITÉ

2020 a été l'année des annonces de "neutralité carbone" pour les entreprises. Des "ambitions louables" mais qui nécessitent de "la rigueur car cela demande des actions très impactantes", souligne Hélène Valade. Cela passe par la traque des émissions indirectes de la chaîne d’approvisionnement. En effet, 70 % des émissions de l’industrie et jusqu’à 80 % des émissions du secteur des biens de consommation viennent de la supply chain. Or, seuls 15 % des fournisseurs directs reportent sur leurs émissions de CO2.

Pas question pour autant de se limiter au climat tant les problématiques environnementales sont imbriquées. On mettra donc aussi le cap sur la biodiversité d'autant que l'agenda international sur le sujet sera bien rempli. Concrètement, les entreprises sont notamment attendues sur la gestion des déchets, et en particulier celle du plastique, qui va être regardée de près par les investisseurs responsables. De plus, en France, les entreprises sont soumises à de nouvelles réglementations sur le gaspillage, les emballages et l'obsolescence.

MESURER LES RISQUES NON FINANCIERS POUR VALORISER SA PERFORMANCE GLOBALE

La mesure de l’action devient indispensable. Les investisseurs veulent des données de qualité et standardisées pour mieux évaluer les risques non financiers et orienter leurs investissements vers les entreprises les plus durables. La taxonomie européenne sur les activités vertes, qui va obliger les entreprises à reporter dès l'an prochain sur la part verte de leurs activités. Il leur faudra aussi prendre en compte la réforme européenne du reporting non financier (NFRD). De nouvelles méthodes et indicateurs vont permettre aux entreprises d'avancer sur la "comptabilité en triple capital", qui intègre le capital naturel et humain au côté du capital financier. Pour assurer la robustesse de ces travaux, les directions RSE vont donc devoir travailler main dans la main avec les directions financières, estime Hélène Valade.

PROFITER DU RETOUR DE LA "MAIN VISIBLE" DES POUVOIRS PUBLICS

Avec la crise, les États reviennent à la manœuvre pour "mieux cadrer les activités des entreprises et les inciter à renforcer leur stratégie RSE", note le C3d. On pense en particulier au plan de relance de l’Union européenne qui va investir 672,5 milliards d'euros de prêts et de subventions pour transformer l’économie. Pour Ecovadis, "la ‘main visible’ obligera les retardataires en matière de RSE à changer pour survivre, tout en ouvrant de nouvelles opportunités, notamment auprès des investisseurs".

Béatrice Héraud / hwww.novethic.fr



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