Que faites-vous pour la planète ? Deux techniciens du Cerema ont effectué un état des lieux de la plage des Sables-Menus, au Croisic (Loire-Atlantique), en vue de suivre l’évolution de la paroi rocheuse. La municipalité a sollicité l’organisme, afin de faire des préconisations dans le but d’assurer la sécurité des usagers de la plage.
Julie Roland, chargée d’études en risques rocheux, et Jean-Yves Leblain, géomètre et topographe de formation, sont deux agents du Cerema (Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement) : un référent public en aménagement.
Il y a quelques jours, ils se sont rendus sur la plage des Sables-Menus, au Croisic (Loire-Atlantique). Leur intervention s’effectuait dans un contexte de sécurité des personnes. En effet, en 2017 et après une chute de blocs, la municipalité a sollicité l’organisme, afin d’effectuer un état des lieux et faire des préconisations dans le but d’assurer la sécurité des usagers de la plage.
Depuis, le Cerema intervient et suit l’évolution de la paroi rocheuse. Comme Julie Roland et Jean-Yves Leblain l’ont précisé à la commune, la plage des Sables-Menus, classée à la fois site géologique remarquable et site Natura 2000, s’inscrit dans le périmètre du projet de stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte. Par conséquent, elle est soumise à un cadre réglementaire strict qui rend sa sécurisation plus complexe. Ainsi, il n’est pas possible de dénaturer le site en posant du grillage ou des ancrages par exemple. Même en dehors de la plage des Sables-Menus, il y a des éléments de falaise qui chutent. Mais c’est bien sur la plage qu’il y a un enjeu de sécurité des personnes. Le granite qui compose la falaise est déjà naturellement morcelé (fracturé), ce qui est propice à la chute de blocs ».
Des photos prises chaque année
Un risque de chute, qui est d’ailleurs augmenté par des épisodes pluvieux. Chaque année, nous constatons la chute d’éléments de dimensions variables allant de quelques centimètres jusqu’à un volume de quelques mètres cubes et nous avons dimensionné une zone d’évitement.
Pour cela, le Cerema a réalisé une étude pour déterminer la zone de rebond des blocs susceptibles de se détacher, matérialisé par la zone d’évitement. De même, chaque année, nous prenons des clichés photographiques que nous comparons à ceux de l’année précédente. Par cette méthode, nous déterminons d’où sont tombés les blocs, leur taille et leur volume »,
expliquent les deux techniciens.
Une expérimentation en cours vient s’ajouter avec pour objectif d’améliorer le protocole de mesure et détecter des blocs qui amorcent un décollement de la falaise. Cette étude est toujours en cours. Il est également utile de rappeler que la nature est souveraine et que malgré toutes les précautions qui sont prises, rien ne peut prévenir un éboulement. Respectez la zone d’évitement et éloignez-vous des parois !