© Florence Piot
L'arbre n'en finit pas de se rendre indispensable en ville. Une étude internationale menée par l'Inserm affine le lien entre sa présence en grand nombre dans les villes et une mortalité plus faible lors des fortes chaleurs. Publiée le 27 janvier dans la revue npj Urban Sustainability (1) , sur la base de données recueillies pendant près de dix ans, de 2008 à 2017, l'étude porte sur les arrondissements parisiens. L'Inserm, le Barcelona Institute for Global Health (ISGlobal) et la London School of Hygiene and Tropical Medicine confirment que les espaces verts exercent un effet protecteur face à la surmortalité liée à la chaleur en diminuant les températures dans la capitale. Ce sont les arbres les plus efficaces en la matière, plus que les pelouses par exemple.
Surtout, l'étude révèle de fortes inégalités au sein de la capitale. Plus que le niveau socio-économique des habitants, ce sont l'âge et les caractéristiques des bâtiments, ainsi que la présence d'espaces verts, qui déterminent le risque de décès. L'étude laisse entrevoir également que l'effet rafraichissant des arbres n'expliquerait pas tout. « Bien que les mécanismes exacts demandent encore à être explorés, des facteurs clés comme la réduction de la pollution et l'amélioration de la santé physique et mentale pourraient jouer un rôle déterminant », explique Hicham Achebak, chercheur à l'Inserm et premier auteur de l'étude.