Alors que se tient la COP30 à Belém (Brésil), l'Agence internationale de l'énergie a publié, mercredi 12 novembre, son rapport annuel sur les perspectives énergétiques mondiales, le World Energy Outlook 2025(Nouvelle fenêtre). D'après l'AIE, les énergies renouvelables, tirées par le solaire photovoltaïque, voient leur demande croître "plus rapidement que toute autre source majeure d'énergie, dans tous les scénarios".
Selon l'agence, la demande mondiale de pétrole devrait cesser d'augmenter "aux environs de 2030", tandis que le charbon atteindrait son pic. En revanche, le gaz naturel continuerait à croître encore un peu, environ 10% par rapport aux niveaux actuels, notamment à cause des politiques américaines plus favorables depuis le retour de Donald Trump au pouvoir. De son côté, la Chine reste de loin le premier pays producteur et consommateur de renouvelables.
Trois scénarios envisagés
L'AIE souligne que 2024 a été l'année la plus chaude enregistrée. Son rapport présente trois scénarios sur le futur de l'énergie dans le monde : un basé sur les politiques actuelles des pays, un autre incluant les mesures à adopter si le monde voulait atteindre la neutralité carbone en 2050 et un scenario médian incluant les mesures que les Etats ont déjà annoncées.
Si l'on continue les politiques actuelles, c'est-à-dire le scénario le plus conservateur, la planète se dirigerait vers un réchauffement proche de 3°C d'ici 2100. Si l'on applique toutes les promesses déjà annoncées, c'est-à-dire le scénario médian, le réchauffement se stabiliserait un peu mieux, mais toujours au-delà de 1,5°C. Seul le scénario "neutralité carbone" d'ici à 2050 permettrait, à plus long terme, de revenir sous ce seuil de 1,5°C, souligne l'AIE.
Le rapport soulève deux problèmes majeurs. Quelque 730 millions de personnes à travers la planète n'ont toujours pas accès à l'électricité et le monde reste loin des objectifs climatiques. Le monde est "en-deçà des objectifs" qu'il s'est fixés en matière "d'accès universel à l'énergie" et de "changement climatique", indique le directeur de l'AIE, Fatih Birol, dans un communiqué.