Les militants assurent avoir mené cette action pour "envoyer un message clair à l'État" et dénoncer un élevage de poules pondeuses.
Un collectif a revendiqué avoir dégradé plusieurs bassines dans la Vienne et les Deux-Sèvres jeudi 7 mai au matin, a appris ICI Poitou(Nouvelle fenêtre). Dans un communiqué, l'Amicale pour le débâchage permanent du Poitou explique avoir visé deux sites. Selon les gendarmes, des coups de cutter ont été donnés sur les bâches de ces retenues d'eau.
Deux sites ont été visés. Trois bassines ont été dégradées entre Avon et Rouillé, à cheval entre les Deux-Sèvres et la Vienne, sur la propriété de l'entreprise Pampr'Oeuf, "gigantesque industriel de l'œuf". Une autre bassine a été "débâchée" sur la commune de Lusseray (Deux-Sèvres). Cette dernière appartient à la Compagnie d'aménagement de l'eau des Deux-Sèvres.
"Notre riposte est celle du sabotage"
"Il n'y aura pas de répits tant que les bassines seront en état de marche", écrit l'Amicale pour le débâchage permanent du Poitou. Il dénonce le projet de Pampr'Oeuf "d'agrandir un élevage déjà immense de centaines de milliers de poules pondeuses".
Les Soulèvements de la Terre saluent des actions qui "montrent que le mouvement anti-bassine, dans sa diversité, n'est quant à lui "pas prêt de baisser les bras quand il s'agit de défendre l'eau. Ces deux actions interviennent après la condamnation de Julien Le Guet(Nouvelle fenêtre), porte-parole de Bassine Non Merci, mercredi par le tribunal de Poitiers, condamné en appel à six mois de détention à domicile pour des faits commis à Sainte-Soline en 2022.