En 2025, le nombre de déchets ramassés tous les 100 mètres a progressé de plus de 50 % sur les plages françaises, explique Surfrider, atteignant 347 en moyenne contre 223 en 2024. Ce constat est issu du bilan des dernières campagnes de collecte et de caractérisation des déchets marins publié (1) par la fondation environnementale le 16 mars.
L'année dernière, 799 opérations de ramassage et de quantification ont été menées, essentiellement dans le Golfe de Gascogne (41 %), en Manche et Mer du Nord (31 %), et en Méditerranée Ouest (16,5 %). Au total, 1,37 million de déchets ont été rammassés.
Suivi scientifique de neuf sites
Neuf sites français et espagnols de 100 m de long ont aussi fait l'objet d'un suivi scientifique, avec quatre collectes dans l'année et une quantification des déchets selon 251 catégories. Au total, 11 890 déchets y ont été ramassés, soit une moyenne de 349 tous les 100 m.
Le plastique reste encore très présent. Il représente 77 % des déchets identifiables récupérés, auxquels il faut ajouter les fragments non identifiables qui représentent 18 % des déchets collectés. Et trois déchets en plastique sont sur le podium : les mégots, les fragments de plastique non identifiables et les filets de pêche et les cordages. Parmi les dix types de déchets les plus retrouvés, seuls les capsules en métal (en quatrième position) et les fragments de verre (sixième) ne sont pas en polymère.
Surfrider fait aussi le point sur la présence de biomédias, ces cylindres en plastique utilisés comme support pour bactéries dans les stations d'épuration des eaux usées. En 2025, 7 197 ont été retrouvés dans 122 communes en Europe et signalés sur la plateforme mise en place par la fondation.