Faire prendre conscience•Cette assemblée de 150 personnes tirées au sort est destinée à « donner de la voix aux citoyens » sur le sujet du réchauffement climatique
Jean-Marc Jancovici veut entendre les candidats à l’Élysée parler du climat. Pour cela, cet expert engagé dans la transition climatique a annoncé ce mercredi la mise en place d’une assemblée de 150 personnes tirées au sort destinée à « donner de la voix aux citoyens » sur le sujet du réchauffement climatique.
Baptisée « Un commun accord », cette initiative annoncée dans la presse quotidienne régionale, notamment Ouest-France, et qui se veut « non partisane », est soutenue par une douzaine de personnalités dont l’acteur Thierry Lhermitte, les influenceurs McFly et Carlito, le prix Nobel de physique Alain Aspect ou le général deuxième section de l’armée de l’air Frédéric Chiffot.
Des conclusions exposées en février
« L’objectif est de faire revenir une parole citoyenne, partant de problèmes concrets traités avec réalisme et l’envie de faire les choses ensemble, dans une campagne où un peu trop souvent les choses sont traitées à partir de slogans », a expliqué à l’AFP l’ingénieur fondateur du Shift Project, groupe de réflexion axé sur la décarbonation de l’économie. « Alors que le pays commence à vivre des heures un peu graves – on voit la claque qu’on a prise cet été en terme de climat, ou celle qu’on a prise au printemps sur le pétrole […] on veut faire émerger la voix de citoyens […] animés d’une volonté de se retrouver autour d’un certain nombre de choses qui nous paraissent importantes ».
Le panel, tiré au sort par l’institut Toluna Harris Interactive pour représenter la diversité de la société, se réunira pendant six week-ends, débattant et échangeant avec des experts, dès le 19 septembre au Conservatoire national des arts et métiers à Paris. Il exposera ses conclusions en février. En parallèle, une plateforme (uncommunaccord.fr) « permettra à chacun de contribuer au débat ».
Une assemblée citoyenne en pleine période électorale
Pour Jean-Marc Jancovici, cette « première assemblée citoyenne en période électorale » différera de la Convention citoyenne sur le climat installée à la demande du gouvernement en 2019-2020, en exposant les dilemmes propres à toutes les solutions et en discutant de leur faisabilité avant de fixer des priorités.
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Elle reposera en partie sur un financement participatif visant surtout un maximum de soutiens individuels pour asseoir « la légitimité de la démarche », explique l’organisation.