Crise climatique : l'année 2025 a été la troisième plus chaude jamais enregistrée dans le monde, juste derrière 2023 et 2024, selon Copernicus

Crise climatique : l'année 2025 a été la troisième plus chaude jamais enregistrée dans le monde, juste derrière 2023 et 2024, selon Copernicus

19/01/2026

Sous l'effet du réchauffement climatique causé par les émissions de gaz à effet de serre, les 11 dernières années ont été les 11 plus chaudes jamais enregistrées, assure l'observatoire scientifique européen.

Si les trois années qui viennent de s'écouler briguaient le titre peu glorieux de l'année la plus chaude jamais enregistrée, il faudrait bien une photo-finish pour les départager. Avec une température moyenne mondiale de 14,97°C, 2025 s'impose à la troisième place de cet inquiétant tableau, confirme l'observatoire Copernicus mercredi 14 janvier. L'année écoulée talonne ainsi 2023(Nouvelle fenêtre) (-0,01 °C) et 2024 (-0,13°C), fournissant ''une preuve supplémentaire de la tendance indéniable vers un climat plus chaud", a réagi le directeur en charge du changement climatique de cet organisme scientifique européen de référence, Carlo Buontempo, en présentant son bilan annuel.

Chaque mois de l'année 2025, à l'exception de février et de décembre, a été en moyenne plus chaud que le même mois de n'importe quelle année avant 2023, affirme le rapport, notant que janvier 2025 a affiché la température la plus élevée connue pour ce mois. Sous l'effet du réchauffement climatique causé par les émissions de gaz à effet de serre dues à l'activité humaine, les onze dernières années ont été les onze plus chaudes jamais enregistrées, poursuit Copernicus.

Le seuil de +1,5°C dépassé depuis trois ansfixée par l'Accord de Paris

Toujours selon Copernicus, 2025 a affiché une température moyenne supérieur de 0,59°C à la moyenne observée entre 1991 et 2020 et même 1,47°C au dessus de celles de l'ère préindustrielle (1850-1900). Compte tenu des niveaux de chaleur records affichés lors des deux années précédentes (+1,6°C en 2024 et +1,48°C en 2023), Copernicus annonce le franchissement d'un palier inquiétant : pour la première fois, notre planète a dépassé, en moyenne triennale, le seuil critique de +1,5°C fixé en 2015 dans l'accord de Paris. "Nous sommes condamnés à la dépasser", a reconnu Carlo Buontempo, cité dans un communiqué de presse. "Le choix qui s'offre à nous est de savoir comment gérer au mieux l'inévitable dépassement et ses conséquences sur les sociétés et les systèmes naturels."

Derrière ces températures moyennes mondiales toujours plus élevées, Copernicus pointe le rôle moteur de l'accumulation des gaz à effet de serre dans l'atmosphère, "due à la poursuite des émissions et à la réduction de l'absorption du dioxyde de carbone par les puits naturels". "L'activité humaine reste le principal moteur des températures exceptionnelles que nous observons", confirme Laurence Rouil, directrice des services de surveillance de l'atmosphère à Copernicus.

"Les gaz à effet de serre atmosphériques n'ont cessé d'augmenter au cours des dix dernières années."

Laurence Rouil, directrice des services de surveillance de l'atmosphère à Copernicus

dans un communiqué

Par ailleurs, "les températures à la surface de la mer ont atteint des niveaux exceptionnellement élevés (...), associés à un épisode El Niño et à d'autres facteurs de variabilité océanique, amplifiés par le changement climatique", continue le rapport de Copernicus, qui cite encore le rôles moindres d'autres facteurs, "telles que les changements dans les quantités d'aérosols et de nuages bas, ainsi que les variations dans la circulation atmosphérique".

Conséquence de cette hausse moyenne des températures : 2025 a été marquée par des événements extrêmes notables dans de nombreuses régions, confirme Copernicus, qui cite des vagues de chaleur record, de violentes tempêtes en Europe, en Asie et en Amérique du Nord, ainsi que des incendies de forêt en Espagne, au Canada et dans le sud de la Californie. Ensemble, "ces événements individuels fournissent un contexte opportun pour l'attention croissante du public sur les risques climatiques en 2025", écrivent les chercheurs.

franceinfo.fr

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