Décarbonation : les industriels demandent plus de constance et de clarté au gouvernement

Décarbonation : les industriels demandent plus de constance et de clarté au gouvernement

20/01/2026

Des nuages de fumée qui polluent. Marc Tosoni

Faute de visibilité suffisante, des projets sont menacés, mettant en risque la compétitivité et la souveraineté industrielle de la France.

Comment mettre en place de coûteux investissements, nécessitant des années d’études et parfois des décennies pour être amortis, dans un cadre politique en constante évolution ? C’est comme résoudre la quadrature du cercle : impossible. Dans le cadre des discussions portant sur le projet de loi de finances 2026, plusieurs fédérations professionnelles demandent la sanctuarisation des soutiens nécessaires à la décarbonation de l’industrie. L’Unifa (engrais et chimie), Up’Chaux et France Ciment (matériaux de construction), Aluminium France et Ufip Énergies et Mobilités ont adressé une lettre ouverte aux parlementaires.

Depuis 2023, à l’appel du président de la République, les 50 sites industriels les plus émetteurs de carbone ont signé avec l’État des contrats de transition écologique. « Or, force est de constater que les soutiens actuels demeurent insuffisants, en particulier du fait de leur instabilité », soulignent les signataires. Ils appellent les pouvoirs publics à confirmer que « la décarbonation de l’industrie demeure une priorité nationale ». Partie plus tôt, la France se fait dépasser par d’autres pays, qui, à l’image de la tortue de la fable, sont plus constants dans leurs efforts. L’Europe mise sur les quotas carbone à ses frontières pour pénaliser les importations de biens dont la production est fortement émettrice de CO2. Cette mesure de protection de l’industrie ne fonctionnera que si les entreprises françaises relèvent le défi de la décarbonation.

le figaro

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