Après un été marqué par des canicules à répétition et d'importantes pertes agricoles, Franck Leroy appelle Bruxelles à débloquer des aides d'urgence et à préparer les exploitations aux effets du changement climatique.
Le président de la région Grand Est, Franck Leroy(Nouvelle fenêtre), a réclamé mardi 25 août à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, "un plan européen massif de sauvegarde et d'avenir pour l'agriculture", après un "été hors norme" marqué par une sécheresse exceptionnelle et des canicules à répétition. Dans un courrier, l'élu demande à l'Union européenne d'associer des mesures d'urgence à une stratégie de long terme.
Les premières estimations dressent un bilan lourd pour l'agriculture régionale. La production de pommes de terre pourrait notamment reculer de 20 à 50% par rapport à 2025, tandis que les pertes pourraient atteindre 80% pour certaines productions légumières et fruitières, selon la Région. Les rendements céréaliers sont également en baisse, tout comme la pousse de l'herbe et la production laitière. Les vendanges figurent, elles, parmi les plus précoces jamais enregistrées(Nouvelle fenêtre).
Face à une chaîne agricole et alimentaire "fragilisée", Franck Leroy réclame une mobilisation européenne pour soutenir la trésorerie des exploitations, compenser les pertes les plus importantes et éviter les faillites. A plus long terme, il plaide pour une stratégie européenne d'adaptation portant notamment sur la gestion de l'eau, l'amélioration des sols et l'innovation. Le président de région demande enfin que la politique agricole commune (PAC) soit "renforcée et sanctuarisée" dans le prochain budget européen après 2028.