De nombreuses études ont déjà démontré que la diversité des essences d'arbres favorisait la productivité forestière. Une nouvelle étude, réalisée par deux chercheurs (1) rattachés aux universités de Toulouse et de Montpellier, et publiée le 9 mars dans la revue Global Change Biology (2) , montre que cette biodiversité limite les pertes de productivité liées au changement climatique.
Les deux scientifiques ont analysé 25 838 relevés forestiers réalisés par l'Inventaire forestier national en France entre 2005 et 2016. « Nos résultats montrent que 79,8 % de la variation de la productivité forestière s'explique par les interactions entre la richesse spécifique, les variations initiales et temporelles de l'approvisionnement en eau et la densité du peuplement », indique le résumé de l'étude.
Ces résultats permettent d'établir que « la perte de productivité des forêts françaises induite par le déficit hydrique s'atténue avec l'augmentation du nombre d'espèces d'arbres composant les peuplements », indiquent les deux chercheurs dans un article de présentation de ces résultats sur le site du CNRS. Mais l'effet positif de cette diversité diminue, voire disparaît, avec l'augmentation de la densité d'arbres. Pour maintenir la productivité de la forêt, le stockage de carbone et sa résilience face aux sécheresses, les gestionnaires forestiers doivent par conséquent concilier la diversité des essences avec une densité densité d'arbres pas trop élevée.
1. Romain Bertrand et Xavier Morin