L'opération se déroulera en quatre étapes, avec le démantèlement proprement dit, puis l'assainissement des structures et des sols, la démolition des bâtiments et enfin la réhabilitation du site.
Le gouvernement a autorisé, dans un décret publié dimanche 3 mai au Journal officiel, le démantèlement complet par EDF de l'ancienne centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), notamment de ses parties les plus sensibles comme les réacteurs. Ce décret marque une étape décisive dans la reconversion de ce site fermé en 2020, après plusieurs années consacrées au retrait du combustible et aux opérations préparatoires. Il vise à "définir les étapes" des opérations et à "autoriser la création des équipements nécessaires au démantèlement".
Le texte précise que "les opérations de démantèlement (…) concernent l'ensemble de l'installation", dont "l'îlot nucléaire" comprenant notamment "le bâtiment réacteur de la tranche 1 et le bâtiment réacteur de la tranche 2". L'îlot conventionnel, qui inclut notamment la station de pompage, les bâtiments d'entreposage des générateurs de vapeur usés et des boues et les réservoirs de stockage des effluents, sera également démantelé.
La fin des opérations prévues "au plus tard" en 2048
L'opération se déroulera en quatre étapes, avec le démantèlement proprement dit, puis l'assainissement des structures et des sols, la démolition "des bâtiments jusqu'à une profondeur d'au moins un mètre" et enfin la réhabilitation du site. Les rejets des effluents gazeux, liquides et radioactifs, notamment lors des "vidanges des piscines des bâtiments réacteur et des bâtiments combustible", feront "l'objet d'un contrôle", poursuit le décret. "Les opérations de démantèlement (…) sont achevées au plus tard le 30 juin 2048", précise-t-il.
Ce décret intervient après un avis favorable de l'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection rendu le 29 janvier 2026 dont l'AFP a obtenu copie. EDF a pour projet de créer près du site de Fessenheim, en réutilisant des bâtiments annexes à la centrale, une usine de recyclage de métaux faiblement radioactifs. Son ouverture est projetée pour 2031, ravivant des tensions et des inquiétudes dans la région.