C'est "le pire été jamais enregistré" : la canicule a tué 50 000 personnes dans les villes européennes cet été

C'est "le pire été jamais enregistré" : la canicule a tué 50 000 personnes dans les villes européennes cet été

26/10/2026


Le chiffre vertigineux a été révélé par une étude britannique, publiée dans la prestigieuse revue "Nature".

Les auteurs d'une étude britannique, publiée en octobre dans la revue Nature(Nouvelle fenêtre) et dans le magazine de l'Imperial college London(Nouvelle fenêtre), parlent du "pire été jamais enregistré" en Europe. Pas moins de 50 000 décès ont été décomptés à la suite des fortes chaleurs, dans les villes des 27 pays de l'UE, du Royaume-Uni, de la Norvège et de la Suisse, loin devant les records de 2022 et 2003.

Dans le détail, l'étude parle de 13 000 morts en Italie, 7 200 en France, 6 800 en Espagne. Les chercheurs ont étudié 854 agglomérations, passant au crible les températures de juin, juillet et août. Puis ils ont utilisé un modèle mathématique très précis pour évaluer les effets de la chaleur sur les populations. Parmi les nombreux facteurs pris en compte, l'âge de la population ou le système de santé dans les villes étudiées.

La canicule de juin responsable d'un tiers des décès

Résultat : à elle seule, la canicule historique de juin est responsable d'un tiers des décès, cet été. L'ouest et le sud de l'Europe ont été particulièrement touchés. Mais certains pays plus au Nord ont aussi été durement frappés, comme le Royaume-Uni, avec 4 300 morts. Autre enseignement : les personnes les plus âgées ne sont pas les seules à être exposées à cette surmortalité. 6 000 personnes de moins 65 ans ont succombé à la chaleur.

Avec la même méthode, les chercheurs ont estimé et comparé le nombre de morts chaque année, depuis 2000. L'été 2026 a été plus meurtrier encore que les étés de 2022 et de 2003. L'un des auteurs de l'étude prévient que ce bilan est "un rappel dramatique que le changement climatique est le problème de chacun et que nos villes ne sont pas adaptées à la hausse des températures".

C'est là l'autre conclusion majeure de cette publication : le rôle central du changement climatique, plus rapide que l'adaptation de nos villes, dans ce lourd bilan. Aujourd’hui, les chercheurs peuvent estimer dans quelle proportion le réchauffement de la planète a fait grimper les températures en Europe. La conclusion est claire : sans ce réchauffement climatique, les mois de juin, juillet et août auraient été nettement moins chauds et donc nettement moins meurtriers. Ils estiment que deux tiers des décès - soit 33 000 - auraient alors été évités.

france info

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