Jeudi, le Cerema organisait, en partenariat avec la Ville, les premières rencontres locales des acteurs de l’aménagement en Bretagne.
La matinée de jeudi invitait à une visite sur le site du futur projet d’écoquartier, d’une surface de 4 hectares. Dans son mot d’accueil, le maire, Patrick Barraux, rappelait un site initialement pollué, en zone inondable pour un projet de 140 logements, labellisé par l’État, qui dorénavant va entrer dans sa phase opérationnelle
.
Jean-Christophe Poussin de l’EPF (Établissement public foncier) pointait un espace passant d’un usage économique à celui d’habitat d’où la nécessite de trois campagnes de sondage au sol afin de connaître la nature du foncier
. L’étape de dépollution démarrera fin 2026 pour s’achever en 2027. Une phase très importante afin d’ôter les stigmates d’une activité industrielle (hydrocarbure, arsenic, amiante). Le budget estimé de cette dépollution est de 1 200 000 €, a minima.
Gérer les risques
Mathieu Bernard, directeur général des services de la mairie, aux côtés de Marion Eveillé, chargée du projet Petite ville de demain, à Dinan Agglo, guide le public sur le site, expliquant sa future configuration : Un vaste programme immobilier accueillant du locatif ou de l’accès à la propriété, reliés au centre-ville et à la gare par une passerelle. Le tout offrira un cadre de vie privilégié, avec liaisons douces et espaces verts constituant les deux tiers de la surface.
Un espace idyllique qui, dans sa conception, reposera sur le PPRISM (Plan de prévention des risques d’inondation et submersion marine) ainsi que le précise Juliette Maitre, du Cerema (centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement du territoire), aux côtés de la Ville depuis le début du projet.
Comment aborder et prévenir les contraintes climatiques et environnementales ? Les travaux d’aménagement intégreront des dispositifs pour réduire l’exposition au risque, comme la surélévation des bâtiments sur pilotis, des rez-de-chaussée garantis « hors d’eau » et une artère principale agencée afin de rester praticable en cas d’inondation. Autant de sujets qui ont été abordés dans l’après-midi, à la salle des fêtes, autour d’ateliers, tables rondes, retours d’expérience et mises en situation.
Durant les prochains mois, deux autres volets alimenteront le projet : l’aboutissement de la ZAC (zone d’aménagement concertée). Nous disposons de 18 mois pour y parvenir
, indiquait Patrick Barraux. Enfin, Mathieu Bernard annonçait un travail de préparation conséquent pour la mise en concurrence des aménageurs.