La Newsletter d'Hugo Clément
Salut tout le monde,
J’espère que vous allez bien. Cette semaine, j’aimerais vous parler d’une nouvelle qui, une fois de plus, révèle la sombre réalité de l’élevage industriel en France. L’association L214 a publié aujourd’hui une nouvelle enquête tournée en février 2026 dans une maternité porcine du Morbihan, un élevage conseillé par la coopérative agroalimentaire Eureden, connue pour ses marques grand public D’aucy ou Paysan Breton.
Dans cet élevage de 1 000 truies reproductrices, l’association révèle que des porcelets sont castrés à vif, sans anesthésie, une pratique pourtant interdite depuis 2022. Les images montrent aussi des porcelets chétifs, jugés non-rentables économiquement, être tués en étant violemment claqués au sol. Une pratique contraire au Code rural, qui impose d’éviter toute souffrance évitable lors de la mise à mort des animaux.
L’association documente enfin des mutilations pratiquées de manière systématique : queues coupées, dents meulées… alors que la réglementation impose que ces actes ne soient réalisés qu’en dernier recours, après amélioration des conditions d’élevage.
Image de la maternité porcine au coeur de la nouvelle enquête de L214 © L214
Face à ces manquements, l’association a déposé une plainte pour sévices graves auprès du tribunal judiciaire de Lorient et demandé l'intervention immédiate des services vétérinaires du Morbihan. Dans un communiqué publié le 22 avril, la préfecture du département indique qu’une inspection a eu lieu ces derniers jours, avec des irrégularités ayant conduit à une mise en demeure. Une enquête judiciaire est en cours, mais les autorités indiquent qu’aucune fermeture immédiate n’est envisagée à ce stade.
L214 appelle désormais la coopérative Eureden à s’engager sur le “Pig Minimum Standards” : respect strict de la réglementation, abandon des cages individuelles pour les truies, ou encore fin des mutilations comme la castration chirurgicale.
En France, 23 millions de cochons sont tués chaque année. La grande majorité d’entre eux n’ont jamais accès à l’extérieur, vivent sur du béton et subissent des mutilations dès les premiers jours de leur vie.
Si vous souhaitez soutenir les actions engagées pour faire évoluer ces pratiques, vous pouvez signer la pétition lancée par L214. Contactés par Vakita, ni l’élevage ni Eureden n’ont souhaité réagir.
Portez-vous bien,
Hugo
1 - Les énergies renouvelables dépassent le charbon, une première historique
C’est un basculement inédit depuis plus d’un siècle : en 2025, les énergies renouvelables ont produit davantage d’électricité que le charbon à l’échelle mondiale. Selon une étude du think tank Ember, basée sur les données de 91 pays représentant 93 % de la demande globale, les renouvelables atteignent désormais 34 % de la production électrique, contre 33 % pour le charbon.
Cette progression s’appuie notamment sur l’essor du solaire, dont la production a bondi de 30 % en un an, et a été multipliée par dix en une décennie. Fait notable : la Chine et l’Inde ont toutes deux réduit leur production d’électricité fossile pour la première fois depuis le début du siècle (-0,9 % pour la Chine, -3,3 % pour l’Inde), tout en accélérant massivement le déploiement des énergies décarbonnées.
Mais cette avancée reste partielle. L’électricité ne représente qu’environ 21 % de la consommation énergétique mondiale, encore largement dominée par les énergies fossiles dans d’autres secteurs comme les transports ou l’industrie. Et selon l’Agence internationale de l'énergie, les émissions globales de CO2 liées à l’énergie ont malgré tout augmenté de 0,4 % en 2025.
Vue aérienne d'une ferme solaire © Pexels
2 - Le Royaume-Uni adopte une loi interdisant la vente de cigarettes aux personnes nées après 2008
C’est une mesure radicale : les personnes nées après le 1er janvier 2009 (et qui ont donc actuellement 17 ans ou moins) ne pourront plus acheter légalement de cigarettes au Royaume-Uni. Adoptée définitivement le 21 avril à Westminster, cette loi vise à faire émerger une “génération sans tabac”, en interdisant progressivement la vente de cigarettes à mesure que ces jeunes atteignent l’âge adulte.
Le tabagisme provoque chaque année environ 400 000 hospitalisations et 64 000 décès au Royaume-Uni © CC0 Public Domain
L’enjeu est massif : le tabagisme provoque chaque année environ 400 000 hospitalisations et 64 000 décès au Royaume-Uni… pour un coût estimé entre 24 et 32 milliards d’euros en Angleterre. Le ministre travailliste de la Santé Wes Streeting salue un “moment historique”, tandis que le Royaume-Uni devient le deuxième pays à adopter une telle interdiction générationnelle, après les Maldives.
Mais la réforme divise. Nigel Farage, chef du parti d’extrême droite Reform UK et fumeur revendiqué, promet de l’abroger s’il arrive au pouvoir, dénonçant une mesure “incohérente” à appliquer. Le texte prévoit aussi un encadrement plus strict du vapotage : interdiction en voiture avec des enfants, restrictions sur les arômes et la publicité, et extension des zones sans tabac à ces produits.
3 - Un projet d’élevage de primates du CNRS contesté par 150 scientifiques
Tripler la taille d’un élevage de primates pour la recherche scientifique : c’est le projet du CNRS, financé à hauteur de 30 millions d’euros par l’État. Situé à Rousset (Bouches-du-Rhône), le site compte aujourd’hui environ 600 animaux, principalement des macaques et des babouins, et pourrait en accueillir jusqu’à 1 800 d’ici 2032. Objectif : fournir chaque année entre 250 et 300 primates aux laboratoires publics français, dans un contexte de dépendance aux importations et de hausse des coûts.
Mais ce projet suscite une vive opposition. Dans une tribune publiée dans Le Monde, 150 scientifiques, dont la primatologue Sabrina Krief, l’anthropologue Philippe Descola et le philosophe Baptiste Morizot, dénoncent une démarche à rebours des engagements visant à réduire l’utilisation des primates en recherche. Ils pointent un enjeu éthique majeur et rappellent que près de la moitié des projets impliquant ces animaux n’aboutissent à aucune publication.
La France utilise déjà environ 700 primates par an, bien plus que le Royaume-Uni ou l’Allemagne, sans bénéfices scientifiques jugés supérieurs. Au total, plus de deux millions d’animaux sont utilisés chaque année dans les laboratoires français. Les signataires appellent à une réévaluation indépendante du projet et à un engagement clair de l’État pour réduire le recours aux primates.
Des primates dans un laboratoire suédois. © One Voice
284 millions d’euros
C’est le montant des aides publiques qui ont été versées en dix ans aux principales entreprises françaises d’élevage d’insectes, selon un rapport conjoint de l’Observatoire national de l’élevage d’insectes (ONEI) et de l’Observatoire des Subventions et Aides Agricoles en France (OBSAF). Ces financements, issus notamment de Bpifrance, de l’Ademe et de la Caisse des dépôts, devaient soutenir une filière présentée comme stratégique.
Porté comme “l’agriculture du futur”, l’élevage d’insectes promettait une alternative durable aux protéines animales, moins gourmande en eau et en terres. Mais selon ce rapport, les bénéfices environnementaux avancés par la filière n’ont jamais été démontrés, fragilisant la pertinence de ces investissements publics.
Un constat qui fait directement écho à notre enquête publiée début janvier sur Ynsect. Nous y révélions les dérives et les impasses industrielles de cette start-up emblématique, finalement liquidée fin 2025 malgré près de 600 millions d’euros levés, dont 148 millions d’argent public. Pour (re)voir cette enquête édifiante diffusée accès libre, vous pouvez cliquer ici.
Images de l'ancienne usine Ynsect, près d'Amiens, devenue hors de contrôle © Vakita
Pour financer cette newsletter gratuite, nous choisissons de mettre en avant des partenaires engagés dans la transition écologique. Cette semaine, les recos sont réalisées en partenariat avec Hydropure, acteur de la filtration de l’eau pour se prémunir des polluants au quotidien.
Hydropure : une solution made in France pour une eau plus pure 💧
Alors que la dépollution de l’eau est devenue un enjeu majeur en France, notamment en raison des contaminations aux PFAS et aux résidus de pesticides, Hydropure propose des solutions à la fois écologiques et accessibles pour améliorer la qualité de l’eau à domicile.
Créée il y a 40 ans, l’entreprise a pour ambition de proposer une alternative écologique et accessible aux bouteilles en plastique. Fondée dans les années 80 par l’ingénieur chimiste Bertram Palm, l’entreprise familiale est aujourd’hui dirigée par sa fille, Alix Palm, ingénieure agronome, et a conservé ses ateliers de fabrication artisanale en Normandie !
Filtre Serenity Inox © Hydropure
Serenity : une innovation pensée pour tous les usages 🚰
Des systèmes de filtration sous l’évier aux solutions sur robinet, Hydropure propose une large gamme de filtres. Son produit phare, le filtre robinet Serenity en inox, convient à plus de 90 % des robinetteries et peut s’accompagner d’un adaptateur fourni gratuitement pour les installations plus spécifiques.
Facile à installer, il élimine jusqu’à 99 % de polluants (chlore, pesticides, métaux lourds, résidus de médicaments, microplastiques…) et réduit significativement les PFAS jusqu’à 60 %. Sa technologie à base de charbon actif compacté très fin, capte efficacement les impuretés sans risque de relargage.
Conçue pour durer, chaque cartouche permet de traiter jusqu’à 1 500 litres d’eau, soit environ six mois d’utilisation pour un foyer moyen, et se remplace facilement.
Repenser notre rapport à l’eau 🌊
Hydropure propose également d’autres solutions de filtration, avec une gamme complète qui s'adapte à tous les budgets. Des carafes rechargeables aux systèmes avancés (osmoseurs, systèmes pour toute la maison) en passant par des produits adaptés pour la douche, leur gamme est conçue pour que chacun puisse accéder à une eau de meilleure qualité.
Au-delà des produits, Hydropure porte une ambition claire : rendre la filtration de l’eau accessible au plus grand nombre. À la fois économique et bénéfique pour la santé comme pour la planète, filtrer son eau est un geste simple qui permet de réduire les déchets plastiques tout en améliorant sa qualité au quotidien. Une démarche concrète, portée par une entreprise française engagée face aux enjeux de pollution de l’eau.
Cette newsletter a été préparée par Hugo Clément et Axel Roux, avec Elio André, Paul Brault, Anouck Caucheteux et Anthéa Mariani.