Par ailleurs, les océans mondiaux se dirigent vers un record de températures en mai, prévient également l'observatoire européen.
Des fortes chaleurs en perspective. Le phénomène climatique naturel El Niño, dont le développement est probable dans les mois à venir, pourrait faire grimper les températures mondiales à des niveaux record en 2027, a alerté vendredi 8 mai Samantha Burgess, climatologue de l'observatoire européen Copernicus. "Il est probable que 2027 dépasse 2024 en tant qu'année la plus chaude jamais enregistrée", a déclaré à l'AFP la responsable stratégique pour le climat au Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme, qui supervise Copernicus.
Par ailleurs, les océans mondiaux se dirigent vers un record de températures en mai, prévient également Copernicus. Les températures moyennes à la surface des mers, hors régions polaires, ont frôlé en avril le record absolu de 2024. Et "ce n'est qu'une question de jours avant que nous ne retrouvions des températures record à la surface des mers" pour un mois de mai, a déclaré Samantha Burgess. Le mois de mars est généralement le plus chaud en moyenne mondiale dans les océans.
Un problème qui s'ajoute au réchauffement humain
Des vagues de chaleur marines record traversent une vaste région s'étendant du centre du Pacifique équatorial à la côte ouest des Etats-Unis et du Mexique. El Niño est l'une des phases d'un cycle naturel dans l'océan Pacifique, qui démarre habituellement au printemps et affecte progressivement dans les mois suivants les températures, les vents et le climat dans le reste du globe. Pour certaines régions, cela se traduit par des sécheresses, comme en Indonésie. D'autres, comme le Pérou, devront se préparer à des pluies diluviennes. Le dernier épisode date de 2023-2024.
L'Organisation météorologique mondiale a prévenu, même si des incertitudes demeurent, que le retour d'El Niño était de plus en plus probable de mai à juillet, tandis que s'estompe le phénomène inverse, La Niña. Ces prévisions sont fondées sur les températures observées dans une zone du Pacifique.
Le problème, dans le monde actuel, est qu'El Niño, s'il surgit naturellement et régulièrement, s'ajoute désormais au réchauffement cette fois causé par les activités humaines, par la combustion du pétrole, du charbon et du gaz qui relâche du dioxyde de carbone, créant un effet de serre.