Accusations • A Glomel, la société Imerys extrait de l’andalousite, un minerai rare qu’on n’extrait nulle part ailleurs en Europe
C’est un site unique en Europe. A Glomel, dans les Côtes-d’Armor, la carrière d’andalousite fournit à elle seule 20 % de la demande mondiale de ce minerai rare, très recherché pour sa résistante aux très hautes températures. Un gisement « exceptionnel » exploité par la multinationale française Imerys, implantée dans quarante pays. Le géant a-t-il pollué les sols bretons ? C’est en tout cas ce qu’affirment plusieurs sources citées par le média indépendant Splann !. Depuis toujours, ce site industriel divise la population locale.
Sur les images dévoilées par nos confrères, on peut clairement voir des déversements d’un liquide jaunâtre coulant abondement d’une cuve pour se déverser sur le sol. Selon un ancien ouvrier du site de Glomel, « environ 3.000 litres de produits chimiques » ont été déversés « illégalement » à même le sol en juillet 2021, avant de ruisseler jusque dans le milieu naturel. Il s’agirait de « xanthate et sulfonate de sodium », des substances toxiques, selon le média Splann !
Après cette publication, le conseiller municipal de Glomel et militant écologiste Jean-Yves Jégo a fait un signalement au parquet de Saint-Brieuc. Le parquet a annoncé avoir ouvert une enquête sur une possible pollution de l’eau. Il veut « vérifier la réalité de la pollution dénoncée et en déterminer la cause éventuelle ».
La société « exclut tout rejet non contrôlé »
La société Imerys « exclut tout rejet non contrôlé dans le milieu naturel ». Elle « rappelle que le site exploité à Glomel est doté d’un dispositif de gestion des effluents » et que « ce dispositif prévoit l’orientation systématique des eaux circulant sur le site, des effluents et des stériles humides vers des installations de stockage, de traitement et de retraitement ».