Cette start-up nantaise valorise le CO2 grâce aux microalgues

Cette start-up nantaise valorise le CO2 grâce aux microalgues

11/03/2026

Ariana Rizzo, Arnaud Grisard et Romain Million, les fondateurs de Blue 2. | PHOTO PRESSE OCÉAN

La start-up nantaise aide les industries à réduire directement leurs émissions de CO2 sur les sites de production grâce aux microalgues. Elle lance une levée de fonds de 500 000 € pour se développer.

La start-up nantaise Blue 2 veut aider les industries à se décarboner à partir de microalgues et de leur pouvoir à capter la photosynthèse. Pour se financer, le trio de chercheurs qui la compose, tous anciens étudiants de l’UFR sciences et techniques de Nantes université, vient de lancer une levée de fonds de 500 000 € dont 50 % sont déductibles.

Aider les entreprises à limiter leur dépendance aux hydrocarbures

Leur objectif est de sortir du stade laboratoire, de monter des partenariats avec le monde de l’entreprise, et d’inverser une équation un poil complexe pour les non-initiés :

« Nous voulons coloniser le maximum d’usines en les aidant à limiter leur dépendance aux hydrocarbures. Pour les aider à contribuer à la transition énergétique et au recyclage du CO2 de façon propre », annonce le communicant de l’équipe, Arnaud Grisard, chargé aussi de booster le financement et le projet « pour aller vers un spectre large de partenaires en Europe et dans le monde. »

Avec cette méthode, le CO2 dégagé par les usines mutera en matière biosourcée pour devenir grâce aux microalgues, des produits cosmétiques anti âge, de la nourriture animale, des ingrédients pharmaceutiques ou du fertilisant agricole.

Tout cela à partir d’un procédé cadencé en quatre phases, depuis la récupération du CO2, l’élevage des microalgues, la récolte des ingrédients à partir de la biomasse induite. Le résultat étant ensuite restitué transformé aux entreprises : « Cela permet de sortir l’industrie chimique d’une dépendance vis-à-vis du carbone fossile et des chaînes d’approvisionnement complexes qui développet une volatilité des prix et une perte de souveraineté. ».

Blue 2 explique vouloir faire sortir la chimie de son addiction au pétrole, pour la rendre plus verte.

Une bibliothèque

Les algues microscopiques comportent des milliers d’espèces et nécessitent des précautions d’usage. « Nous ne ferons pas le choix d’aller nous servir directement dans l’océan à cause du risque de contaminer les souches » précise le trio.

Des banques stockent en toute sécurité ces précieux auxiliaires : « Nous pouvons passer commande dans une sorte de bibliothèque qui existe à Roscoff. Où jusqu’au Japon qui en cultive aussi. Évidemment, tout cela aura un prix », conclut Arnaud Grisard.

ouest-france

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