La Newsletter d'Hugo Clément
Des images révélées par Vakita montrent le maire d’Arcachon insultant et menaçant son opposant écologiste lors des municipales. Une affaire qui souligne l’importance de rendre publiques ces situations dans l’intérêt général.
Salut tout le monde,
Aujourd’hui, j’aimerais revenir sur une séquence qui a fait le tour des médias. Si vous avez suivi l’actualité ces derniers jours, vous avez dû voir les images révélées par Vakita du maire LR d’Arcachon, Yves Foulon, en train d’insulter et de menacer son principal opposant politique, le candidat écologiste Vital Baude.
Les faits se sont déroulés dimanche dernier, lors du premier tour des élections municipales, devant un bureau de vote. La scène, entièrement filmée dans le cadre d’un documentaire sur les coulisses de campagne du candidat écolo, est d’une rare violence verbale en politique, dont voici un florilège :
Si je pouvais vous coincer derrière les poubelles, ça me ferait plaisir pour vous mettre une branlée. Je vais tout faire pour vous baiser. Je vais trouver dans votre vie personnelle. Si je pouvais vous enculer, je le ferais. J’ai envie de vous mettre un coup de boule. Vous êtes un fils de pute. Vous êtes une merde. Ça va être terrible pour vous. Vous et votre famille.
Derrière ces insultes et menaces du maire d’Arcachon, un différend autour de la villa Salesse, un bâtiment historique d’Arcachon racheté par le maire et son beau-frère, promoteur, puis largement démoli dans le cadre d’un projet immobilier autorisé par la mairie. C’est cette “atteinte au patrimoine” que Vital Baude dénonçait dans son programme, sans mentionner toutefois l’identité du propriétaire dans ses documents de campagne.
Chantier de démolition de la villa Salesse. © ASSA (association de sauvegarde du site d’Arcachon)
Après la diffusion de nos révélations, Yves Foulon, qui n’avait pas répondu aux sollicitations de Vakita, a dénoncé dans un communiqué un “coup monté”, évoquant un “échange tendu” préalable non visible dans la vidéo.
Des accusations formellement démenties depuis par Vital Baude et le réalisateur du documentaire, Stéphane Scotto. Sollicité par Vakita pour obtenir des précisions sur cet “échange tendu”, Yves Foulon n’a de nouveau pas répondu. Dans son communiqué, l’édile a toutefois reconnu avoir eu un “comportement inapproprié” et a présenté “ses excuses publiques”.
Cette affaire, aujourd’hui largement médiatisée, rappelle la nécessité de rendre publiques ces situations lorsqu’un élu, quel qu’il soit, ou un lanceur d’alerte est menacé. C’est une exigence d’intérêt général, mais aussi un moyen de protéger les personnes visées en exposant les faits.
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Portez-vous bien,
Hugo.
1 - Éliminer les animaux “nuisibles” coûte plus cher que les dégâts qu’ils provoquent
Éliminer les animaux jugés “nuisibles” coûte bien plus cher que les dégâts qu’ils provoquent. Selon une étude du Muséum national d’histoire naturelle publiée dans Biological Conservation, ces politiques représentent chaque année entre 103 et 123 millions d’euros, contre environ 23 millions d’euros de dommages, sans preuve d’efficacité durable sur la réduction des populations.
En France, près de 1,7 million de renards, mustélidés et corvidés sont ainsi tués chaque année pour limiter les pertes économiques. Mais les chercheurs soulignent que ces abattages massifs ne permettent pas de réduire durablement les populations : les effectifs de plusieurs espèces étudiées restent stables malgré ces prélèvements.
Tous les trois ans, l’État établit une liste d’espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD), autorisant leur destruction toute l’année. La dernière, publiée en août 2023, inclut notamment le renard roux, la fouine ou encore la corneille noire. Une nouvelle révision est attendue d’ici l’été.
Un renard roux photographié dans le Jura par le photographe animalier et naturaliste Guillaume François. © Guillaume François
2 - Votre épargne va financer le nucléaire
Le Livret A va désormais servir à financer une partie du programme nucléaire français. C’est ce qu’a confirmé Emmanuel Macron le 12 mars, affirmant que “on n'arrivera pas à gagner la bataille du climat, de la compétitivité et de la souveraineté sans le nucléaire”.
Objectif : financer en partie la construction de six nouveaux réacteurs EPR, pour sécuriser la production d’électricité et soutenir une énergie bas carbone. Jusqu’à 60 % de ce programme, estimé à plusieurs dizaines de milliards d’euros, pourrait être couvert par cette épargne. Jusqu’ici, le Livret A finançait principalement le logement social et la politique de la ville. Emmanuel Macron défend cet élargissement comme un levier pour concilier “souveraineté énergétique” et “neutralité carbone”.
Entrée de la centrale de Civaux, dans la Vienne. © EDF
3 - Le dresseur Pierre Cadéac fait appel contre Hugo Clément
Bis repetita. Débouté en première instance, Pierre Cadéac a décidé de faire appel : un nouveau procès aura donc lieu. Pour rappel, le dresseur star du cinéma français (plus de 3 000 films à son actif) avait poursuivi Hugo Clément en diffamation après la diffusion, sur France Inter, d’une chronique relayant une enquête de Vakita signée Axel Roux et Marie Lecoq sur ses méthodes de dressage.
D’anciens salariés y dénonçaient des faits de maltraitance animale, évoquant notamment des pratiques consistant à “affamer, menacer de frapper, et frapper”. Plusieurs d’entre eux avaient témoigné sous serment lors du premier procès pour appuyer le sérieux de l’enquête. Pour Vakita, cette nouvelle procédure-bâillon implique à nouveau des frais importants (avocats, procédure) et du temps mobilisé pour préparer sa défense.
908 000
C’est le nombre de personnes qui nous suivent désormais sur la page Instagram de Vakita ! Un chiffre important, surtout quand on nous expliquait, il y a encore trois ans au moment du lancement du média, que l’écologie n’intéressait personne. Aujourd’hui, Vakita est devenu le premier média dédié à l’environnement et aux animaux sur les réseaux sociaux, avec plus de 1,5 million d’abonnés et une communauté toujours plus engagée.
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Pour financer cette newsletter gratuite, nous choisissons de mettre en avant des partenaires engagés dans la transition écologique. Cette semaine, les recos sont réalisées en partenariat avec Renault Group, acteur majeur de la mobilité et pionnier français du véhicule électrique.
Renault Group accélère dans l’électrique ⚡
Les ventes de véhicules électriques ont bondi de 28 % au deuxième trimestre 2025 en Europe. Renault Group s’impose comme l’un des moteurs de cette transition électrique, en misant sur l’innovation et le savoir-faire industriel français.
Accélérer l’innovation
Pour renforcer sa compétitivité, en 2024, le constructeur a ouvert ACDC, un centre de recherche et développement en Chine, avec l’objectif de combiner expertise européenne et puissance de l’innovation chinoise. La nouvelle Twingo E-Tech electric illustre cette stratégie : conçue en France et en Chine et produite en Slovénie, elle a été mise sur le marché en moins de deux ans, avec un prix de moins de 20 000 euros.
© Visuels Renault Group
Miser sur le Made in France 🇫🇷
Renault Group mise aussi sur le savoir-faire français afin de développer la filière électrique. Le constructeur a investi pour transformer ses usines françaises et en faire des pôles d’excellence : le Technocentre dans les Yvelines ou encore ElectriCity, dans les Hauts-de-France.
Un engagement durable affirmé ♻️
Au-delà de la fabrication, Renault Group veut repenser la fin de vie des véhicules électriques. C’est l’ambition de The Future is NEUTRAL, filiale de Renault Group et SUEZ, créée en 2022 et présentée comme la première plateforme européenne d’économie circulaire dédiée à l’automobile.
Sa mission : collecter, démonter et recycler les véhicules en fin de vie et les batteries de véhicules électriques, afin de récupérer un maximum de pièces et de matières. En 2025, la plateforme a ainsi traité 425 000 véhicules hors d’usage, permettant de récupérer environ 2 millions de tonnes de matières et de remettre en circulation 9 millions de pièces.
Cette newsletter a été préparée par Axel Roux et Anthéa Mariani