Les métiers à finalité environnementale en France - État des connaissances en 2025

Les métiers à finalité environnementale en France - État des connaissances en 2025

19/03/2026


 

Un métier est dit « à finalité environnementale » lorsque les compétences mises en œuvre contribuent à mesurer, prévenir, maîtriser, corriger les impacts négatifs et les dommages sur l’environnement, indépendamment de l’activité de l’entreprise où il est exercé. En 2024, 361 000 personnes, soit 1,2 % de la population en emploi, exercent un tel métier. Les caractéristiques socio-démographiques des personnes occupant ces métiers (niveau d’étude, sexe) varient selon les domaines environnementaux. Ainsi, le domaine de la prévention et réduction des pollutions recrutent beaucoup d’hommes sans diplôme quand le domaine de l’énergie recourt à de nombreux diplômés du supérieur.

361 000 personnes exercent un métier à finalité environnementale en 2024

En 2024, 361 000 personnes exercent un métier à finalité environnementale, soit 1,2 % de la population en emploi. Le domaine de la prévention, réduction des pollutions, nuisances et risques est celui qui regroupe le plus d’actifs (34 %), devant le domaine de l’aménagement du territoire et du cadre de vie (23 %) et le domaine de l’hygiène, sécurité et santé (20 %) – (voir graphique Emploi dans les professions vertes par domaine, en 2024). Un peu plus de la moitié (54 %) des personnes occupant un métier à finalité environnementale n’ont pas de diplôme ou au plus le niveau BAC. Les femmes sont globalement peu représentées (23 %) dans ces métiers. 76 % des salariés disposent d’un contrat stable (CDI ou fonctionnaire), tandis que 11 % sont en contrat à durée déterminée (CDD). 7 % des personnes concernées ont un statut d’indépendant, contre 13 % pour l’ensemble de la population en emploi. 53 % des professionnels en emplois verts ont entre 30 et 49 ans et 38 % sont en emploi depuis 10 ans ou plus (contre 49 % et 37 % dans l’ensemble de la population en emploi).

Emploi dans les professions vertes par domaine, en 2024
En %

© SDES

Champ : actifs occupés âgés de 15 ans ou plus résidant en France. Les effectifs intègrent les salariés en intérim, en apprentissage ou en stage et sont arrondis au millier près. L’identification des métiers à finalité environnementale s’appuie sur la liste des métiers de l’agrégat vert dans la PCS, diffusé par l’Insee. En sont toutefois exclus ici les professionnels de l’entretien des espaces verts (agents d’entretien des espaces verts, entrepreneurs, ouvriers et techniciens des espaces verts, artisans en parcs et jardins et jardiniers), dont l’effectif est de 148 000. Bien qu’en lien direct avec la nature, ces métiers ne contribuent pas directement à mesurer, prévenir, maîtriser ou corriger les impacts négatifs et les dommages sur l’environnement. Les métiers exercés dans les exploitations en agriculture biologique ne sont pas non plus intégrés ici alors que l’agriculture biologique fait partie des activités de l’économie verte (définies comme la production de biens et services ayant une finalité environnementale ou participant à une meilleure qualité environnementale).
Source : Insee, Enquête emploi en continu 2024. Traitements : SDES, 2026

Au sein des métiers verts, près de 121 000 personnes (soit 34 %) occupent un emploi lié à la prévention, la réduction des pollutions, des nuisances et des risques environnementaux. Les chauffeurs de bennes à ordures, les ripeurs (éboueurs), les agents de nettoyage de la voirie, les agents et techniciens de l’assainissement et les agents d’exploitation de déchetteries sont les principaux métiers exercés dans ce domaine (42 %). Plus d’une personne sur deux de ce domaine a un niveau de diplôme inférieur ou égal au BAC (57 % contre 43 % dans l’ensemble des métiers verts et 44 % tous métiers confondus). Les non-diplômés représentent près d’un quart des effectifs.

Le domaine de l’aménagement du territoire et du cadre de vie se classe en deuxième position avec 23 % de l’effectif total des personnes en emploi sur un métier vert en 2024, soit près de 84 000 personnes, dont 7 % de femmes. Ce domaine rassemble les professionnels du paysage et de l’aménagement durable des territoires (artisan et ingénieur paysagistes, ingénieur de l’aménagement durable des territoires, etc.). Par rapport aux autres domaines environnementaux, les professionnels de l’aménagement du territoire ont la proportion la moins élevée de personnes en CDI ou titulaires de la fonction publique (56 % contre 76 % pour l’ensemble des métiers verts et 73 % pour l’ensemble des professions, tous métiers confondus).

Le domaine de l’hygiène, sécurité, santé, environnement regroupe 20 % des personnes en emploi, soit 73 000 personnes, dont 39 % de femmes. Il est composé des métiers tels qu’agent de sensibilisation à l’environnement, ingénieur hygiène, sécurité et environnement, conseiller environnement, etc. 81 % des personnes en emploi dans ce domaine possèdent un diplôme de l’enseignement supérieur (contre 46 % pour l’ensemble des métiers verts et 48 % pour l’ensemble des professions, tous métiers confondus). Ils sont à 91 % titulaires de la fonction publique ou en contrat à durée indéterminée et seulement 10 % des emplois sont exercés à temps partiel.

Les professions de la gestion sociétale de l’environnement, la maîtrise des énergies et des énergies renouvelables et celles qui visent à protéger la nature et gérer les milieux écologiques regroupent au total 23 % des métiers verts. Au sein de ces trois domaines, plus de deux professionnels sur trois possèdent un diplôme de l’enseignement supérieur. Par ailleurs, 41 % des femmes travaillent dans ces domaines en 2024. Les métiers comme hydrogéologue, ingénieur recherche et développement de l’énergie, ingénieur forestier, technicien des espaces naturels, ouvrier du recyclage… en font partie.

Une féminisation et des niveaux de qualification variables selon les domaines environnementaux

46 % des personnes occupant un métier vert possèdent un diplôme de l’enseignement supérieur contre 48 % dans l’ensemble de la population en emploi, tous métiers confondus. Les femmes sont surtout présentes dans les métiers verts qui requièrent un niveau de qualification élevé. Ainsi, 40 % des personnes occupant un métier vert de niveau ingénieur sont des femmes. Celles-ci représentent également 31 % des personnes qui exercent une fonction à responsabilité (chef paysagiste, responsable qualité sécurité environnement, directeur de l’environnement, etc.). Au total, 80 % des femmes présentes dans les métiers verts ont un diplôme de l’enseignement supérieur contre 36 % des hommes.

La part des professionnels qui ne possèdent aucun diplôme varie selon les domaines environnementaux. Elle est la plus élevée (23 %) dans le domaine de la prévention et réduction des pollutions, et notamment dans les métiers tels qu’agent de nettoyage de la voirie, éboueur, équipier de collecte des déchets, chauffeur de bennes à ordures, désamianteur, etc. (voir graphique Répartition des effectifs par niveau de diplôme et par domaine dans les professions vertes, en 2024).

Si la part des emplois de niveau cadre au sein des métiers verts est assez proche de celle observée sur l’ensemble des métiers (26 % contre 23 % de l’ensemble de la population en emploi), la proportion d’ouvriers est en revanche nettement plus élevée (40 % en 2024 dans les métiers verts contre 18 % dans l’ensemble de la population en emploi), les employés étant peu représentés dans ces métiers.

Répartition des effectifs par niveau de diplôme et par domaine dans les professions vertes, en 2024

© SDES

Lecture : en France, en 2024, 11 % des personnes en emploi sur un métier vert ne possèdent aucun diplôme. Ils sont 43 % à avoir un niveau de diplôme inférieur ou égal au Bac et 46 % à posséder un diplôme de l’enseignement supérieur.
Champ : actifs occupés âgés de 15 ans ou plus résidant en France. Les effectifs intègrent les salariés en intérim, en apprentissage ou en stage et sont arrondis au millier près. L’identification des métiers à finalité environnementale s’appuie sur la liste des métiers de l’agrégat vert dans la PCS, diffusé par l’Insee, à l’exception des professionnels de l’entretien des espaces verts (agents d’entretien des espaces verts, entrepreneurs, ouvriers et techniciens des espaces verts, artisans en parcs et jardins et jardiniers), dont l’effectif est de 148 000. Bien qu’en lien direct avec la nature, ces métiers ne contribuent pas directement à mesurer, prévenir, maîtriser ou corriger les impacts négatifs et les dommages sur l’environnement. Les métiers exercés dans les exploitations en agriculture biologique ne sont pas non plus intégrés ici alors que l’agriculture biologique fait partie des activités de l’économie verte (définies comme la production de biens et services ayant une finalité environnementale ou participant à une meilleure qualité environnementale).
Source : Insee, Enquête emploi en continu 2024. Traitements : SDES, 2026

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