"Un site unique en France" : à Toulouse, un méga-centre d'essais dédié à l'hydrogène vert sort de terre

"Un site unique en France" : à Toulouse, un méga-centre d'essais dédié à l'hydrogène vert sort de terre

19/03/2026

Trois bâtiments composent les 9000 mètres carrés du futur Technocampus dédié à l'hydrogène verte à Francazal (Haute-Garonne). • © Stephane Compan - FTV

Situé sur l'ancien aéroport de Francazal près de Toulouse (Haute-Garonne), le Technocampus Hydrogène, prend ses quartiers. Porté par la Région Occitanie, le site devrait ouvrir début 2027.

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À côté de l'ancien aéroport de Francazal, les 9000 m2 du Technocampus Hydrogène d'Occitanie sont sortis de terre. Cet immense site industriel au sud-est de Toulouse (Haute-Garonne) a été conçu pour accueillir le futur centre d’essais et de développement des technologies hydrogène, décrit par la Région, à l'initiative du projet, comme "unique en France et le plus grand d’Europe".

Des tests grandeur nature

Ce centre européen dédié aux technologies hydrogène, doit accompagner le développement de solutions pour l’aéronautique, mais aussi pour les mobilités lourdes et l’industrie, contribuant à la décarbonation globale des transports.

La vocation du site est "de pouvoir tester en grandeur nature toutes les applications liées à l'hydrogène, sur la question des mobilités pour l'avion, le train, et le car, et aussi de pouvoir développer les nouvelles technologies de l'hydrogène dans le cadre de l'habitat comme les systèmes de chauffage", vante Carole Delga la présidente de la Région Occitanie, qui a injecté 29 des 45 millions d'euros (pour la partie immobilière) nécessaires à la conception du Technocampus.

Axé sur les mobilités lourdes et la production

Après avoir supprimé une zone de stockage d'hydrogène liquide pour obtenir l'autorisation environnementale nécessaire à sa fondation, trois bâtiments (au lieu de 4, ndlr) composent ce centre d'essai qui permettra à tout l'écosystème voisin du site (universitaires, industriels, enseignants, start-up) de former et de tester jusqu'à un mégawatt de pile combustible avec un stockage autorisé jusqu'à 5 tonnes. "

Typiquement, on aura deux tonnes d'hydrogène qui seront stockées sur le Technocampus", précise Christophe Turpin, directeur de recherche au CNRS et responsable scientifique du projet hydrogène au sein du Laboratoire Laplace (plasma et conversion d'énergie) à Toulouse.

Le Technocampus peut accueillir et entre 20 à 50 techniciens et jusqu'à 200 chercheurs, industriels et jeunes entreprises, qui pourront travailler en interaction. En plus d'être spécialisé sur les mobilités lourdes, le site industriel aura également vocation à travailler sur le process même de fabrication de l'hydrogène, explique encore le scientifique : "Comment produire de l'hydrogène vert à partir d'électrolyses qui décomposent l'eau pour fabriquer l'hydrogène."

Ouverture prévue en 2027

Cette énergie décarbonéee, au cœur des stratégies industrielles à l'horizon 2050, pourrait répondre à 20% des besoins en France et dans le monde.

En marge du Technocampus, d'autres projets s'inscrivent dans la stratégie de "faire de la région la première région à énergie positive d’ici 2050", fixée par la Région et pour laquelle elle prévoit d'investir 150 millions d'euros d'ici 2030 : le premier train à hydrogène de France produit par Alstom à Tarbes (Hautes-Pyrénées) doit être testé sur la ligne ferroviaire Montréjeau-Luchon, à l'automne prochain, par exemple.

Encore en chantier pour six mois, l'ouverture officielle du Technocampus hydrogène est annoncée pour début 2027.

france3-regions

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