La crue de Loire de février 2026 autour des voies ferrées • © SNCF Réseau
Les fortes crues de février ont grandement affecté le trafic ferroviaire. Pour limiter l'impact des crues et des inondations, SNCF Réseau a engagé une étude sur la résilience de ses installations face au dérèglement climatique et engager des travaux à moyen et long terme.
Des gares fermées, des trains supprimés, détournés ou fortement ralentis : pendant plus de dix jours, les crues de février ont fortement impacté le trafic ferroviaire.
Aujourd'hui exceptionnel, ce type de phénomène pourrait devenir plus récurrent selon le GIEC Pays de la Loire qui relevait dans son premier rapport publié en 2022 que "le nombre total de catastrophes naturelles a presque doublé depuis vingt ans", avec pour les prochaines décennies "des risques accrus de submersion".
Des solutions concrètes pour les voies ferrées
Pour s'adapter à cette nouvelle réalité, SNCF Réseau a lancé une étude en 2024 pour analyser la résilience des voies ferrées au changement climatique, et déterminer les solutions concrètes à mettre en place en priorité pour la Bretagne et les Pays de la Loire.
Les premiers résultats d'analyses, confiées à un bureau d'études avec le soutien du centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (CEREMA), devraient être connus d'ici fin 2026.
Déjà, plusieurs adaptations ont déjà été évoquées. Dans les zones inondables, les équipements de signalisation pourraient être surélevés. Aux abords des voies ferrées, un entretien régulier est également préconisé pour éviter l'obstruction des petits ouvrages permettant le drainage ou la circulation des cours d'eau.
À l’avenir, des chantiers pourraient aussi être engagés pour relever le niveau de certaines voies ferrées, ou les améliorer afin d'augmenter leur résilience face aux crues notamment.
Mais les travaux ne seront pas lancés dans l'immédiat : cette première analyse générale servira de base à une série d'études plus précises pour adapter les installations ferroviaires.
Les préconisations du GIEC Pays de la Loire
Dans son rapport de 2022, le GIEC Pays de la Loire rappelle aussi la vulnérabilité des routes et des ponts face aux intempéries comme les pluies torrentielles, le gel ou le phénomène de retrait-gonflement des argiles lié aux fortes chaleurs qui accélèrent la dégradation du bitume.
Le renforcement des infrastructures et des réseaux fait partie des préconisations du second rapport publié en avril 2023, mais la première recommandation du GIEC Pays de la Loire reste la réduction de l'empreinte carbone liées aux activités humaines, et la réduction de notre dépendance aux énergies fossiles.